Le Paradis des Machines
Art contemporain et économie de la connaissance 1960-
L'art moderne dura environ 100 ans et fut remplacé au début des années 1960 par l'art contemporain.
Exactement au même moment en 1962, fut théorisé l'économie de la connaissance de notre société post moderne par Fritz Machlup.
Je suis né au début de cette période charnière, en 1965.
L'économie de la connaissance repose sur 4 savoirs et une loi.
les deux premiers savoirs sont désormais intégralement mis dans les ordinateurs :
le premier savoir, c'est le savoir-quoi, quelle est la capitale de la France, le fleuve qui coule à Londres, etc.
le deuxième savoir c'est le savoir-comment, comment faire cuire un oeuf dur, comment planter un clou, comment tenir une comptabilité.
les deux autres savoirs sont encore de la prérogative humaine :
le troisième savoir, c'est le savoir-pourquoi, c'est l'art du questionnement scientifique et artistique.
le quatrième savoir, c'est le savoir-qui, qui met on a tel poste et pourquoi. c'est un savoir empirique.
la loi fondamentale de l'économie de la connaissance, c'est la loi de Wilson qui dit privilégie la connaissance et l'intelligence et l'argent suivra.
Dans sa première phase, à savoir l'intégration des savoir-quoi et des savoir-comment dans les ordinateurs, l'économie de la connaissance sonna le glas de l'outil de production industriel purement mécanique par son remplacement progressif par des machines robotisées intégrant le maximum de savoir faire grâce à l'adjonction d'électronique et d'informatique. Globalement, cela consista à mettre de la High tech dans de la low tech.
j'ai participé à cela , mon travail d'informaticien de 1985 à 2003 fut d'automatiser des travaux administratifs.
De nos jours bien peu d'écoles d'ingénieur reprennent le mot « art » mais expriment plutôt la science appliquée.
Que devinrent les machines inspiratrices de Robert Delaunay et bien
d'autres ? Elles cessèrent progressivement d'être utilisées, puis devinrent des objets documentaires dans des éco musées, où l'on explique un savoir faire local comme la Maison des métiers du cuir à Graulhet, ou bien dans des musées dédiés tels le musée de l'automobile, le musée du train. Certaines usines sont rentrées directement au patrimoine mondial de l'Humanité.
Mais principalement les machines partirent soit à la ferraille soit dans des pays à main d’œuvre pas chère.
dans la deuxième phase de l'économie de la connaissance que nous vivons actuellement en 2026, il parait évident que par l'intelligence artificielle on veut intégrer dans les ordinateurs les deux autres savoirs, le savoir pourquoi et le savoir qui.
Notre seule force à nous êtres humains face à cette puissance de calcul à laquelle nous ne pouvons rivaliser, c'est notre atout de fonctionner de manière analogique et spirituelle.
le Paradis des Machines je l'ai déjà dit, c'est un monde occulte.
Les machines puissantes sont transfigurées en symboles puissants et le tout fonctionne par analogie.
Le Paradis des Machines devient donc un temple, un sanctuaire. c'est un Temple sans religion, sans croyances, dogme, ni liturgie; Seul le caractère sacré de l'inventivité humaine appliqué à la technique et à l'industrie y est célébré.
Ce qui est sûr, c'est que les personnes qui ont crée et acheté les machines le faisaient parce qu'ils avaient la foi et le coeur d'investir en elles pour changer le monde (à leur intérêt)
L'inspiration pour faire des choses nouvelles sera toujours quelque chose de mystérieux.
le dieu d'Israêl Yahvé tient très probablement son nom de la phonétique Yah - inspiration et Vé expiration. Dieu c'est le sens de la vie; de l'air insufflé au départ rendu à la fin.
Les hindouistes ont crée nom la Véda pour leurs textes sacrés, très probablement pour la même raison phonétique. Mais en plaçant la phonétique "expiration" avant la phonétique de l'inspiration ils utilisent le même chemin employé au le paradis des Machines.
C'est la résurrection du Phoenix l'oiseau de feu des Egyptiens, qui renait de ses cendres. Si l'alchimie est l'art de transformer le vil métal en or : l'or aujourd'hui est l'imagination sur les futures connaissances.
C'est en cela que le Paradis des machines est l'art contemporain car y inclut tout un pan sur la théorie de la connaissance. Il ne serait sinon qu'un pan entier de l'art moderne (statuaire de l'oeuvre graphique de grands artistes) qui n'avait pas été réalisé.
Certaines écoles disent que l'art contemporain est né en 1945 alors il suffit de dire que le premier ordinateur, l'ENIAC date de 1946 pour obtenir le même raisonnement.